Le tourisme comme vecteur de relance

Comme vous le savez, le Cabinet de la Ministre De Bue a mis sur pied, en collaboration avec le CGT, WBT, les associations professionnelles et les organismes touristiques, un Comité de Pilotage pour l’élaboration d’un plan de relance du tourisme wallon. En attendant de recevoir leurs recommandations, nous vous proposons de découvrir le dossier de l’OMT intitulé : “Soutenir l’emploi et l’économie grâce aux voyages et au tourisme“. Le dossier complet est à télécharger en bas de page mais nous vous proposons un résumé des 23 recommandations ci-dessous.

L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) est une institution internationale des Nations-Unies qui a pour but de développer le tourisme selon plusieurs axes stratégiques tels que le développement durable, la compétitivité, l’innovation numérique, la responsabilité sociale, l’éthique et la culture.

En ces temps de crise sanitaire mondiale, l’OMT monitore les politiques touristiques à travers le monde, publie des dossiers sur le sujet et est active auprès de différents dirigeants pour les orienter dans leurs stratégies touristiques.

Ce dossier permet de souligner l’importance du tourisme en tant que secteur économique clé et met donc en valeur son rôle dans nos sociétés en crise ainsi que la société future que nous souhaitons construire. “En 2019, le secteur a représenté 30% des exportations mondiales. […] Entre 2010 et 2018, [l’emploi] a progressé de 35% dans l’hébergement et la restauration.” Le redressement économique et social devra donc passer par le tourisme qui rayonne directement ou indirectement sur une multitude d’autres secteurs.

Gestion de la crise

L’OMT encourage les gouvernements à

  • réexaminer toutes les taxes, redevances, charges, etc. pour permettre aux indépendants de relancer leurs activités de manière moins risquée;
  • protéger particulièrement les personnes ou groupes les plus défavorisés (les sans-emplois, les femmes, les jeunes, etc.);
  • mettre en place des facilités de financement pour les entreprises pour qu’elles puissent continuer à exister et à investir dans le secteur;
  • simplifier et assouplir les démarches administratives pour tous (personne, et encore moins quand on est en difficultés, n’aime perdre son temps dans les méandres administratifs);
  • protéger les consommateurs, particulièrement ceux qui se retrouvent en litige avec des acteurs du secteur (voyagistes, compagnies aériennes, etc.) ;
  • promouvoir la formation dans les domaines du numérique;
  • gérer la crise de manière harmonisée (“unifier les messages”).

Relance

Afin de soutenir le secteur dans sa reconstruction, l’OMT suggère aux gouvernements de

  • Inciter les entreprises à investir dans la transformation numérique et le développement durable (reconstruire dans la bonne direction);
  • faciliter les voyages (en levant les restrictions de voyage dès qu’il n’y a plus de risque et en communiquant à ce sujet mais aussi en facilitant les démarches relatives aux visas) ;
  • soutenir l’emploi en l’orientant vers de nouvelles compétences utiles pour le tourisme (telles que le numérique, le développement de produits, etc.);
  • encourager le circuit-court;
  • protéger l’environnement (reconstruire oui, mais pas pour refaire comme avant; en profiter pour redresser le secteur);
  • Promouvoir le tourisme de proximité (encore plus à court-terme mais avec une logique de long-terme aussi);
  • communiquer avec les consommateurs et leur redonner confiance;
  • allonger la saison touristique (il ne faut plus compter uniquement sur l’été, surtout en 2020);
  • utiliser pleinement les réseaux sociaux qui sont devenus le moyen de communication privilégié pour l’activité économique (surtout pour le tourisme de proximité);
  • relancer l’événementiel le plus rapidement possible;
  • inciter le développement de produits touristiques durables;
  • mettre l’accent sur la transversalité des secteurs et des niveaux de pouvoir (la collaboration au cœur du développement)

Avenir

Et enfin, afin de préparer de meilleurs lendemains, l’OMT recommande de

  • diversifier ses produits et ses publics;
  • suivre les évolutions du marché de près (se renouveler en permanence);
  • se numériser et utiliser le potentiel de tous les systèmes d’analyse;
  • renforcer toutes les institutions touristiques (de tous niveaux);
  • encourager les collaborations entre le public et le privé;
  • donner la voix aux citoyens (les inclure dans le tourisme);
  • avoir des plans de crise pour ne plus être pris par surprise;
  • respecter les ressources humaines (travail décent, égalité des chances, formations, etc.);
  • faire du tourisme une priorité nationale étant donné sa position clé comme secteur économique;
  • mettre le développement durable au cœur de ses actions.

Conclusion

Plus que d’être d’accord ou non avec ces recommandations, il s’agit surtout de décider quel poids accorder à chacune selon ses sensibilités, mais aussi de les appliquer selon les moyens disponibles.

De manière générale, il est intéressant de prendre en compte ces lignes directrices puisqu’elles se veulent internationales, mais c’est là même leur défaut aussi puisqu’elles ne peuvent pas être spécifiques à chaque situation.

Retrouvez le dossier de recommandations complet en suivant ce lien.

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Elodie Valet

Project Management Officer (PMO) pour le Commissariat général au Tourisme

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